
Le Festival du film
australien et néo-zélandais de Saint-Tropez a toujours
eu pour objectif de relever le profile du film des antipodes en France.
En cinq petites années, il est devenu, et je cite «Le
Figaro », «un
rendez-vous immanquable» et «un voyage au cœur d ’un
cinéma créatif, fort (et) singulier». La
perception française des films australiens et néo-zélandais
s’est récemment
développée, évoluant d ’un intérêt
pour des films individuels (Crocodile Dundee, Mad Max) vers une reconnaissance
de réalisateurs et de leurs œuvres – Jane Campion,
Peter Weir, Gillian Armstrong. Et le mérite en revient en grande
partie aux efforts de Bernard Bories et de son Festival.
Comme beaucoup de réalisateurs australiens et néo-zélandais,
Peter Weir, dont les films appartenant à sa précoce «période
australienne» sont les stars du programme de cette année,
se déplace avec beaucoup de facilité entre
le cinéma populaire et le cinéma d’art et d’essai.
Un des films de cette période «Picnic at Hanging Rock» était
Le film central de la Nouvelle Vague australienne avec ses significations
allégoriques complexes et ses personnages psychologiques. Il
a ensuite réalisé «Gallipoli», qui est sans
doute ce qui se rapproche le plus du film national épique
dans le cinéma australien. Chacun de ses films mérite
d’être
vu et tous, qu’ils soient produits en Australie ou à Hollywood,
reflètent
d’une certaine
manière ses sensibilités australiennes. Pour Weir, les
questions d’identité culturelle, de
relation entre le local et le global,ont toujours été importantes,
de la même
manière qu’elles le sont je pense en général
pour les réalisateurs australiens
et néo-zélandais.
Mais le cinéma c’est aussi les stars et les Antipodes
en comptent maintenant un bon nombre. Quelques quarante projections
au total cette année dont
une dizaine de films en compétition qui présentent les
performances de, entre autres, Geoffrey Rush, Naomi Watts, Sam Worthington
and Sam Neill. Tous sont de grands acteurs,à l’égale
des films dans lesquels ils évoluent :«forts, créatifs
et singuliers».
